Ariane Patout

Artiste plasticienne espagnole, peinture, sculpture, art brut, art singulier, Upcycling et Land-art, Ariane Patout a eu une formation de niveau supérieur dans les techniques appliquées au mur et à la sculpture pendant 6 ans à l’école d’Art et Design La Massana de Barcelone. Elle a ensuite obtenu une maîtrise en direction d’art à l’école de cinéma ESCAC.

Sa passion pour l’art et la création, sous tous ses aspects, lui ont permis, parallèlement a sa formation académique, de suivre un parcours en tant qu’autodidacte et d’explorer l’art appliqué au théâtre au cinéma, dans la publicité, le divertissement, les événements,  ateliers et expositions artistiques, la création et la promotion de divers projets. Elle vit actuellement à La Floresta, à Barcelone, où elle a son propre atelier-galerie : « La Musa Showroom ».

Son temps est consacré à la création et à la promotion de son œuvre, ainsi qu’au développement du projet de Land Art “LEÑA DE LUXE : WILD FURNITURE” pour lequel elle a reçu le prestigieuse PRIX FAD ARQUITECTURA 2014 a Barcelone. Elle a participé à diverses expositions en Espagne, en Suisse et en France. En Suisse elle a reçu le PRIX DES ARTISTES pour sa sculpture en bois, “La beauté et le sinistre” dans le cadre du Symposium International Sculpture 2013.

Ariane a été finaliste au Prix AFAD 2013 pour la pièce “Horizon de Lumiere” et en 2014 pour “Engrenages orbitales”, Finaliste au Prix ENJOIAT 2013 pour “Bijoux du corp”, Candidate Finaliste proposée par la mairie au PRIX Citoyenne de la ville de Sant Cugat 2013 pour sa remarquable carrière artistique.

En 2014 elle a créé et développe, avec René Müller, sous commande du Gouvernement d’Andorre, un projet de LAND ART qu’ils ont nommé “Andorra, de la terra al cel”, elle a réalisée des ateliers pour les enfants et des installations sculpturales en plein air dans le village de La Massana en Andorre.


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Le jardin imparfait

Des oiseaux et des aimants exquis,

sublimes

charmants

désirés

tendres et défiants

se reposent dans ce jardin.

Le jardin n’est-il pas un endroit intime ?

une oasis dans le désert

un refuge pour s’isoler

un labyrinthe où nous perdre

et parfois une prison où nous enfermer et de laquelle fuir.

Nous créons notre propre jardin,

dans lequel nous amadouons sauvagement l’architecture de l’imagination et de la fantaisie.

Passionnés, nous y semons, plantons et arrosons les fantaisies et plaisirs

nous les regardons pousser, grandir et se faner

ainsi de parfums et de couleurs nous garnissons le paradis

pour séduire les oiseaux qui, attirés, visitent le jardin.

Ils sont toujours les mêmes, les mêmes qui passent (toujours ils passent).

ils nous émerveillent avec leur vol magique, leur plumage coloré, leurs chants mélodieux.

Nous contemplons leur libre relation entre (le) ciel et (la) terre

Nous admirons leur capacité à vaincre la force de la gravité

eux, chez qui se reflètent des états supérieurs de l’être,

l’âme est un oiseau migratoire

qui migrera de corps en corps.

L’oiseau habite le rêveur

qui rêve d’amour ailé, source d’inspiration et de création.

Le jardin est donc un endroit où l’on tente de créer l’éternel à partir du fugitif

là où le hasard de la rencontre devient un besoin essentiel.

L’être humain n’a pas d’aile, mais il les construira. 

Certains essayaient de voler en imitant les oiseaux ;

« La mythologie parle de Dédale et son fils Icare, illustre les voies de l’art et de la liberté,

Dédale est la personnification de l’esprit de l’art, Dédale signifie ‘qui travaille avec l’art’, c’est-à-dire ingénieux, habile et créateur. Dédale est celui qui a construit le labyrinthe de Crête où était enfermé le Minotaure et lui-même a donné à Ariane le fil d’or pour que Thésée puisse s’en sortir. 

Minos, le roi de Crête, fâché à cause de ce fait, a fait enfermer Dédale et Icare dans le labyrinthe. Avec la volonté d’en fuir, Dédale a construit des ailes pour lui et son fils, il les a collées avec de la cire sur ses propres épaules et sur celles d’Isard. Ils ont pris leur envol vers la liberté.

Le père avait prévenu son jeune et imprudent fils de ne voler ni trop haut ni trop bas.

Malgré les conseils de son père, Icare fasciné par le merveilleux envol, s’est élevé dans les airs; il senti être le maître du monde et il a voulu voler encore plus haut. Il s’est trop rapproché du soleil et la chaleur a fait fondre la cire qui tenait ses ailes. Il les a perdues et fut précipité dans la mer où il mourrut. »

Nous devons, peut-être, apprendre que l’imparfait est une autre forme de perfection. C’est la forme que revêt la perfection pour pouvoir être aimée. Dans ce jardin imparfait, toute manière d’aimer est parfaite, humaine et animale. Chaque personne aimante, chaque oiseau est le portrait de nous-mêmes. Plus forts, plus faibles, tous sont en nous. Le domaine du jardin imparfait est infini, de même que le nombre d’oiseaux y passant. 

Une belle collection infinie d’amours qui, peut-être, ne cherchent pas la perfection de la finition.                                                                        

Texte de Ariane Patout 2014


 

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Gold Cuts

L’ambitions est comme un gratte-ciel, un escalier en hauteur, essayant d’atteindre l’infini, le sublime, voire le divin. Un challenge illuminé pas la lumière du soleil, les étoiles et le succès.

Être funambule, ce n’est pas un métier, c’est une manière de vivre. Une traversée sur un fil est une métaphore de la vie : il y a un début, une fin, une progression, et si l’on fait un pas à côté, on meurt. Le funambule relie les choses vouées à être éloignées, c’est sa dimension mystique. 

 – Philippe Petit, funambule français – 

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Horizon de lumière

Ariane Patout - Horizonte de Luz - Sculpture bois et éclairage LED

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Horizon de Lumière is a work created from 1,860 strips of wood that can be moved vertically to create an infinite number of combinations, structures and designs which are penetrated by light.

Instinctively, we are driven to arrange each piece, each fragment of life’s puzzle, to create one unit. The horizon is not only a line that divides the earth and sky, but is also an existential concept, it isn’t static. It’s a line that changes shape, with each step, every instant, with each encounter.

“Pianist of the horizon, with each touch you draw a melody of light that makes the horizon dance” -A.P.

Ambition is like a skyscraper, a high staircase trying to reach infinity, the sublime, to see the divine: a challenge illuminated by the light of the sun, the stars, and success.

“Being a tightrope walker isn’t just a profession, it’s a way of life. Crossing the tightrope is a metaphor of life: there is a beginning, an end, a progression, and if we take a step too far to the side, we die. The tightrope walker connects the things that are destined to be separate, it’s his mystical dimension” -Philippe Petit, French tightrope artist.